Un portail « collaboratif » RH, pour s’enfermer ou pour s’en sortir ?

Les DRH cherchent, espèrent, tâtonnent, et des sirènes du SIRH leur ouvrent le champ des « portails collaboratifs ». D’aucuns cèdent à la tentation, sans plus d’implication et souvent sans suite durable. D’autres innovent véritablement grâce à un cocktail gagnant « technologie, volontarisme, expérimentation », augmenté de la vérification et l’encouragement du niveau d’adoption. De quoi parle-t-on ?

Nous savons pousser de l’information aux salariés, en produisant du papier, ou en recourant à des intranets classiques qui sont alors des portails informatifs. Nous pouvons aussi rendre ces portails interactifs, en y intégrant des circuits de validation de compléments d’information entrés dans la machine par les salariés eux-mêmes. Mais comment être encore plus pro-actif et plus efficace dans l’exploitation statistique, dans l’adéquation des politiques RH, et partant dans l’enrichissement de l’information ? En ajoutant une troisième dimension à nos portails RH qui deviennent alors : informatifs et interactifs et collaboratifs.

Mettre à disposition de l’information est une pratique courante. La possibilité de mise à jour des informations, grâce à des processus informatisés et insérés dans des circuits de validation, est de plus en plus souvent offerte aux salariés. De manière interactive, ceci permet sans délai de dématérialiser à la source, d’éviter les re-saisies et les risques d’erreurs. De surcroît la technologie garantit de beaucoup mieux cibler la sollicitation des personnes en fonction de leur profil et de leur situation au regard de campagnes en cours (épargne salariale ou couverture sociale, par exemple).

Les portails dits « collaboratifs » permettent désormais d’aller beaucoup plus loin. Ils facilitent la voie de la co-construction d’un résultat et conséquemment la création de valeur. Ils sont dès lors très appréciables par exemple pour la préparation et le partage des évaluations des compétences, de l’atteinte d’objectifs, de simulations diverses, de production de contenus, etc. Au-delà de la technologie, la réussite des démarches collaboratives dépend de la volonté et de l’ouverture d’esprit du Management, avec le soutien durable et sans faille d’un DRH qui encourage la confiance. Car faire appel à l’intelligence de tous pour créer, implique d’accepter que les contributeurs sortent du cadre.

François Rajaud,

Associé Crosstalent